La sécurité et le rôle de l’accompagnateur

La montagne, le désert, et les autres milieux isolés que nous fréquentons présentent un environnement fondamentalement différent de celui que nous connaissons dans la vie courante, tant sur le plan du confort que sur celui de la sécurité.

Parcourir la montagne, traverser le désert ou visiter certains pays lointains implique de prendre certains risques que l’on ne prend pas d’ordinaire.

Cela suppose donc une démarche volontaire, qui doit être accomplie en toute connaissance de causes. Les lignes qui suivent ont pour but de vous éclairer sur la nature de ces risques.

Sécurité et danger en montagne

L’accompagnateur n’est en aucun cas une assurance tous risques contre les dangers. On doit plutôt considérer que son rôle est de gérer au mieux l’incertitude, dans ce milieu à risque qu’est la montagne.

C’est là l’ambiguïté de son rôle :  » assurer  » la sécurité, alors qu’il ne peut la garantir. On doit être bien conscient de cette situation avant de s’engager sur un terrain sauvage comme la montagne, les déserts.

Dans le cadre de cette gestion de l’incertitude, le rôle de l’accompagnateur sur le terrain est de s’assurer, dans la mesure du possible, que le programme prévu est réalisable dans des conditions raisonnables de sécurité (difficulté réelle, conditions météorologiques, forme des participants, etc…). Cela signifie que l’accompagnateur est toujours susceptible de changer d’objectif, selon les circonstances. Entre la satisfaction de ses clients et le renoncement à cause d’un danger (ou d’une difficulté) imprévu ou plus important que prévu, sa marge de manœuvre est souvent étroite, et la décision très subjective (selon le cas, elle peut faire l’objet d’un débat au sein du groupe).

Les personnes conscientes de cette situation s’abstiendront donc de la moindre pression, même amicale, sur leur accompagnateur.

Sécurité et danger en voyage

La caractéristique principale des pays en voie de développement, pays dans lesquels, le plus souvent, nous voyageons, est que les moyens de secours sont considérablement moins performants que chez nous, en raison de la difficulté à donner l’alerte, des moyens d’intervention limités (essentiellement peu ou pas d’hélicoptères disponibles), et des moyens de transport moins efficaces.

Les possibilités de traitement d’une blessure ou d’une maladie sont ensuite sommaires, voire inexistantes, ou encore inaccessibles dans un temps que nous considérons dans notre pays comme normal.

La conséquence est qu’une blessure ou une maladie facile à traiter chez nous peut avoir dans certaines contrées retirées des pays en voie de développement une issue fatale.

On ne doit pas s’inscrire à un voyage sans être conscient de ce problème.

L’information

En raison de tout ce qui précède, nous estimons que notre rôle consiste à informer, dans la mesure du possible, les personnes qui souhaitent nous accompagner des dangers auxquels elles peuvent être exposées, afin qu’elles se décident en toute connaissance de cause.

Ensuite, sur le terrain, une information complémentaire peut être fournie, en fonction des différentes situations rencontrées.

La taille du groupe

Elle est choisi en fonction de la randonnée et de la difficulté envisagée. Nous ne prendrons pas plus de 14 personnes dans un groupe. Pour plus de détails, consultez la fiche de randonnée qui vous intéresse.